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Ce qu’il est interdit de faire sans les petites ablutions

 

بـــــــــــــــــــسم الله الرحمن الرحيم


 

Il est légalement interdit, en étant d’impureté corporelle (mineure) de :

  • Toucher un exemplaire du Coran avec la main ou avec un bâtonnet ou de le porter dans un sac ou au moyen d’une anse ou courroie quelconque. Il est évident que l’anse fait généralement partie du sac. Il s’agit alors d’un as général qui inclut un cas particulier d’interdiction.
  • Faire la prosternation de la récitation du Coran et la prosternation réparatoire d’une omission.
  • De faire les circumambulations autour de la Ka’ba

 

 

Concernant l’eau pure et purifiante

بـــــــــــــــــــسم الله الرحمن الرحيم


 
  • Concernant l’eau pure et purifiante

L’eau qui doit être utilisée pour la purification rituelle (Wudu, Ghusul, nettoyage des souillures…) est l’eau pure et purifiante.

L’eau naturelle, celle du ciel et de la terre: pluie, mer, rivières, source, puits, eau de neiges ainsi que l’eau du robinet: sont considérés comme pure et purifiante.

La règle générale est que l’odeur, le goût et la couleur de l’eau ne doivent pas être altérés:

  • Si les matières pures ou les minéraux dissous dans l’eau font partie de sa constitution comme sa terre ou comme le chlore (utilisé pour le traitement de l’eau) ou le calcaire, cette eau est considérée pure et purifiante et est bonne pour la purification rituelle (ablution, Ghusul et autres).
  • Si la matière dans l’eau altère son odeur, sa couleur ou son goût et n’est pas parmi les matières qui la constitue ou qui se forme dans l’eau en général, cette eau n’est pas valide pour la purification rituelle (même si elle est pure

L’eau souillée (najis) (altérée par une souillure) n’est ni pure ni purifiante elle ne doit pas être utilisée ni pour la purification rituelle ni même pour nos tâches de lavages ordinaires non rituelles (`âdât).


En résumé, le principe est que toute eau est pure et purifiante à moins que : Un corps pur (étranger) s’y mêle en altérant l’une ou plusieurs de ses propriétés initiales (goût, odeur ou couleur). L’eau bien que pure, n’est plus purifiante et perd sa qualité de source de purification rituelle. Une impureté s’y mêle en altérant l’une ou plusieurs de ses propriétés initiales (goût, odeur ou couleur). L’eau devient ainsi impure.

Exception est faite pour l’eau qui a été altérée par la terre qui la contient. C’est le cas des eaux des terrains salins ou bourbeux et autres du même genre : comme les eaux sulfureuses, celle qui contient du gypse, de l’alun, de la chaux, même si on a mis ces produits intentionnellement pour le traitement de l’eau. (source Ibn Abi Zaid dit dans sa Risâla : chapitre 3)


 

 

l’Essuyage (Mash)

بـــــــــــــــــــسم الله الرحمن الرحيم


Cet article traite de l’essuyage (Mash) :

1.      En général

2.      Des chaussures en cuir (khuffayn)


1. En général 

Important :

Dans le cas d’une blessure qui nous empêche d’utiliser l’eau (risque d’infection et de complication) il faut faire l’ablution normale et en arrivant au membre malade, essuyer ( mash : passage de la main mouillée) sur le pansement ou le plâtre ou le bandage (jabîratun) du membre malade (au lieu de le laver) jusqu’à ce que ce membre guérisse et/ou qu’on enlève le plâtre. Idem pour le Ghusl (grandes ablutions)

Notez bien :

Le bandage (ou plâtre ou pansement) doit être gardé jusqu’à la fin de la prière: si vous l’enlevez ou qu’il s’enlève avant la fin de la prière, il faut le remettre, refaire l’essuyage et refaire la prière. Si le membre est guéri, là on réutilisera à nouveau l’eau pour ce membre.

Question : 

J’ai une sérieuse blessure sur le pied qui risque des complications en utilisant l’eau, que dois-je faire ?

Réponse :

La maladie ou la blessure que vous avez sur le pied vous empêche d’utiliser l’eau pour ce membre car vous risquez (si vous utilisez l’eau) d’empirer le mal ou de retarder la guérison.
Dans ce cas vous ferez le Wudu‘ (ablutions) normalement et quand vous arrivez au membre (malade ou blessé) concerné, vous utiliserez l’essuyage de ce membre avec la main humide (mouillée) au lieu du lavage de ce membre.

Si vous craignez en passant votre main humide directement sur le membre une complication de blessure ou une nuisance, vous devez utiliser un bandage sur votre pied et passer la main humidifiée (une fois) sur ce bandage au lieu de le laver.

Attention:

Si le membre est guéri vous devez utiliser l’au de nouveau pour le laver. Dans la Mudawanna, la question suivante a été posée à l’Imam Mâlik :

« La personne qui a des blessures sur une grande partie de son corps et une partie est saine, comment doit-il faire ? »

L’Imam Mâlik répondit : « Il lave les membres qu’il peut laver et essuie ce qui est blessé sinon s’il ne peut pas essuyer directement ce qui est blessé, il essuiera le bandage mis sur les membres blessés. »


2. Des chaussures en cuir

Définition

Al-Mash (essuyage) sur les khuffayn (chaussons, chaussures, chaussettes) remplace, lors des ablutions mineures, le lavage des pieds.

Statut

L’essuyage (Al-Mash) des khuffayn est autorisé pour l’homme et la femme, qu’ils soient résidents ou en voyage, et ce pour une durée illimitée tant qu’aucun acte annulatif n’a été commis.

Conditions

Si une des conditions ci-dessous n’est pas vérifiée, l’essuyage n’est pas valide.

  • Que les khuffayn soient en cuir.
  • Que le cuir ne soit pas d’origine impure ou souillée, ni issu d’une bête non égorgée rituellement,  ni atteint d’une najasa (impureté)
  • Les chaussettes doivent couvrir les pieds et les chevilles.
  • Le cuir doit être cousu (makhrûz) et non pas collé.
  • La chaussette ne doit pas être déchirée ou décousue sur plus d’un tiers du pied.
  • Ils doivent être ni trop large ni trop serré
  • Le fidèle doit enfiler les khuffayn en état de pureté rituelle. (Si les khuffayn sont enfilées alors que le fidèle n’est pas en état de pureté, ce n’est pas valide. Si l’état de pureté du fidèle est dû au tayamum, l’essuyage n’est pas valable non plus).

Comment procéder à l’essuyage ?

Tenir l’avant du pied droit (orteils) avec les deux mains. La main droite sur le dessus, la main gauche sur le dessous, puis glisser les deux mains des orteils jusqu’au talon puis aux chevilles. Puis faire de même pour le pied gauche.

Ce qui annule l’essuyage

  • L’entrée en état d’impureté majeure (éjaculation, rapport sexuel, menstrues, lochies)
  • Si le khuff est percé de sorte à laisser apparaître le pied, ou percé sur une étendue égale au tiers du pied, même si le pied n’apparaît pas.
  • Lorsque la totalité du pied, ou une partie du pied sort du khuff

Sources :

« Al Murshid Al Mu’în ‘alâ Al Darûrî min ‘ulûm ad-Dîn » d’Ibn ‘Âshir. Traduit, annoté et commenté par, Tarik Bengarai aux éditions Iqra.

 

 

Ce qui annule les ablutions humides (nawaqid)

 بـــــــــــــــــــسم الله الرحمن الرحيم


Actes qui annulent les petites ablutions :

Les causes annulatives de l’ablution sont au nombre de 4 :

  • L’apostasie
  • Douter de l’état de pureté :

Il y a plusieurs cas de figure de doutes annulatifs de l’ablution :

  • Quand il est certain qu’il y a eu impureté corporelle et qu’on doute d’avoir fait l’ablution par la suite.
  • Quand on doute si l’impureté corporelle s’est produite ou non. Et si on a fait ou non l’ablution suite à l’état d’impureté corporelle.
  • Quand on doute s’il y a eu impureté corporelle en ayant la certitude d’avoir fait l’ablution auparavant.
  • Quand on est certain de l’impureté corporelle et de l’ablution et qu’on doute de celle des deux qui fut la première.

Ces 4 de figures annulent l’ablution. Il existe encore 2 cas de figures d’annulation de l’ablution :

  • Quand le doute porte à la fois sur la production de l’état d’impureté corporelle et sur l’accomplissement de l’ablution, en étant incertain à propos de qui des deux a précédé l’autre.
  • Quand on est certain de la production de l’un des 2 états, d’impureté ou de pureté, en doutant de l’autre et qu’on soit incertain de l’ordre de leur production

Dans ce genre de cas, l’ablution ne s’annule pas tant que le doute ne domine pas complètement. Or, on ne peut pas ignorer le doute et agir comme s’il n’était pas dans le premier cas de figure. Ainsi, quand on pense être en état d’impureté corporelle, et qu’on doute ensuite de l’avoir levé (par l’ablution), on ne tiendra pas compte de l’intensité ou de la persistance du doute et l’on sera tenu d’agir sur la base de la certitude pour éliminer tout doute. Il faut entendre par doute l’opposé de l’assurance formelle. Il englobe donc le soupçon et l’irrésolution. Quand à la vague confusion, on n’y tient pas compte.

  • L’impureté corporelle  : C’est l’état qui s’ensuit de l’évacuation de matières hors du corps par l’une des deux voies naturelles, dans des circonstances normales et en bon état de santé. Les matières évacuées normalement par les deux voies naturelles sont l’urine, l’excrément, les vents (rîhun), le liquide prostatique (madhy) et le sperme (many). La normalité exclut donc l’émission de sperme sans sensation de jouissance ou l’écoulement d’urine à cause de l’incontinence urinaire (salas).
  • Les causes occasionnelles : elles sont au nombre de 3 :

1ère cause occasionnelle : L’attouchement par un individu pubère d’une personne qui suscite normalement, chez les gens en général, une sensation de jouissance. Ces personnes englobent l’épouse et, a fortiori, la femme étrangère (non parente) vu qu’elle suscite particulièrement le désir. L’attouchement d’une personne qui suscite normalement une sensation de jouissance est annulatif de l’état de pureté rituelle, aussi bien lorsqu’on touche un ongle, une dent ou les cheveux ou lorsqu’on touche le corps même à travers un voile épais. Le voile épais étant celui qui ne permet pas à l’attoucher de sentir la tendreté du corps. Telle est l’opinion de l’école malékite.

Il existe, cependant un certain avis qui soutient que l’attouchement n’annule l’ablution que lorsque le voile est mince, à savoir celui à travers lequel on peut sentir la tendreté du corps. L’attouchement est annulatif de l’ablution justement quand on vise le plaisir qui signifie la jouissance intérieure, tandis que le toucher volontaire mais non dans une intention sensuelle, n’annule pas l’ablution, à moins de trouver effectivement du plaisir. Il entre alors dans le troisième cas traité ci-après. L’ablution s’annule quand on cherche le plaisir sensuel par le toucher, qu’on trouve ce plaisir ou non, car l’intention sera le motif de l’annulation. L’attouchement annule l’ablution également, comme expliqué ci-dessus, quand on y trouve le plaisir sans l’avoir cherché, vu que la sensation de plaisir est annulative de l’ablution même sans l’avoir cherché. Ces règles n’englobent pas le baiser sur la bouche qui est absolument annulatif de l’ablution, indépendamment de l’intention et de la sensation de plaisir. Quelles que soient les circonstances, le baiser sur la bouche est annulatif de l’ablution.

2ème cause occasionnelle : toucher sa partie la plus intime : on sera soumis aux règles de l’attouchement avec intention de plaisir ou sa réalisation, ou conjointement avec intention et réalisation du plaisir. L’ablution ne s’annule pas suite au toucher des testicules, ni suite à l’érection exempte de plaisir même si elle se produit en prière. Elle ne s’annule pas non plus par le regard (érotique) non accompagné d’écoulement de liquide prostatique (madhy) ni par l’imagination de scènes érotiques avec une sensation, interne, de plaisir, sans érection, voir même s’il y a érection.

L’ablution de la femme ne s’annule pas quand elle touche son sexe selon l’école malékite,  Tandis que, selon un certain avis, la femme qui touche son sexe annule absolument son ablution.

3ème cause occasionnelle : l’obnubilation de la raison par évanouissement ou accès de démence qu’elle qu’en soit le genre. Mais il faut entendre par obnubilation de la raison la perte temporaire des facultés mentales. Car quand il s’agit de perde irréversible de la raison, l’homme cesse d’être assujetti aux obligations de la Loi. L’ablution s’annule également suite à l’obnubilation de la raison au sens d’obscurcissement ou de perte momentané de la conscience, à case de l’ébriété due a la consommation licite ou illicite d’une substance. Dans ces cas d’évanouissement, d’accès de démence et d’ébriété, l’annulation de l’ablution ne repend pas de la durée ni de l’intensité de cet état. Ces critères ne sont considérés que dans le cas du sommeil. Ainsi, l’état d’inconscience dans lequel on est plongé lors du sommeil profond, indistinctement de courte ou de longue durée, annule absolument l’ablution. Car durant le sommeil profond ou lourd, la vigilance, autrement dit, la sensibilité et la conscience se trouvent suspendues. Et ce contrairement au sommeil léger (somnolence) qui n’annule pas l’ablution, même s’il dure longuement. Le sommeil léger étant celui où le dormeur sent les allées et venues des gens sans savoir de qui il s’agit, tandis que lors du sommeil lourd, on n’en a pas conscience comme faire tomber ce qu’on tient dans la main, ni ne sent les pans, tenus ramassés, de son manteau se défaire. Quand on conserve un degré de vigilance tel qu’on ne laisse pas tomber ce qu’on tint dans la main, ou qu’on le sent tomber, le sommeil n’est pas profond.

(EXTRAIT DU MATN D’IBN ÂSHIR SUR CE QUI ANNULE LES PETITES ABLUTIONS)

72. Les actes qui annulent l’ablution sont au nombre de 16 : (1) uriner, (2) sortie, par l’une des deux issues, d’urine, des fèces (ghâ’itun) ou de vent (rîhun), ou sortie par la verge, de liquide prostatique (madhyun), (3) émissions non contrôlées (incontinence quelle soit urinaire, gazeuse ou fécale ; ou veine saignante pour la femme : quand elles se produisent rarement (s’il s’agit, par contre, d’une maladie : notre ablution reste valide),

73. (4) Éjection de selles, (5) sommeil lourd, (6) émission pré séminale (liquide prostatique), (7) ivresse, (8) s’évanouis, (9) état de démence ou de folie, (10) émission post-urinaire,

74. (11) (Toucher) Caresser et (12) embrasser si on y trouve le plaisir sensuel normal ou qu’on a eu l’intention d’avoir un tel plaisir,

75. (14) Une femme qui fait rentrer son doigt dans son vagin, un homme touchant son sexe, (15) douter d’avoir eu quelque chose qui annule l’ablution, (16) l’apostasie.

76. Et il est wâjib (obligatoire) de se soulager correctement (quand on va aux scelles ou qu’on urine) et de nettoyer les deux issues avec étirement du pénis (pour vider son contenue) ; mais, ne faites pas cela durement.

77. Il est permis d’employer l’Istijmâr pour nettoyer l’urine  (s’essuyer avec des pierres ou papier hygiénique.. Uniquement pour l’homme car pour la femme utiliser de l’eau est obligatoire pour nettoyer l’urine) et également pour nettoyer les selles mais pas pour l’urine et les selles qui abondent et dépassent l’endroit habituel.

(Le nettoyage à l’eau est à utiliser obligatoirement si les souillures abondent et dépassent l’endroit habituel ; ainsi que pour l’urine de la femme, pour le sang menstruel, pour le sperme et pour le liquide prostatique)…


Sources :

« Al Murshid Al Mu’în ‘alâ Al Darûrî min ‘ulûm ad-Dîn » d’Ibn ‘Âshir. Traduit, annoté et commenté par, Tarik Bengarai aux éditions Iqra.

« Al Muqaddima Al-‘Izziyya Lil-Jamâ’a Al-Azhariyyâ » d’Abu Al-Hasan Ali Al-Maliki. Edition « Dar Al Koutoub Al Ilmiyah »

 

 

 

 


 

 

 

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