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[Fiqh Maliki] Comment faire la prière selon l'Ecole Malikite

 


« Et ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la Salât, [en vérité], Nous ne laissons pas perdre la récompense de ceux qui s’amendent. » Sourate 7, V 170


Les cinq prières par jour sont obligatoires pour tout musulman qui vérifie les conditions « shurut wujûb » que l’on verra plus bas. Délaisser la Salât est un énorme pêché. La Salât est le second pillier de l’Islam, devant le jeûne (Siyam), la Zakat et le pélerinage (Hajj). C’est le seul lien qui unit le serviteur à son Seigneur, il est impératif de le maintenir et de l’entretenir quotidiennement.

La Salât est composée de plusieurs actes. Il est important pour le croyant de connaître les différents statuts des actes de cette adoration que nous pratiquons cinq fois par jour.

Nous allons donc présenter ci-dessous la liste des conditions, des obligations, des recommandations, des actes méritoires, des actes déconseillés et des actes annulatifs de la Salât. Nous définirons chacun de ces statuts à l’endroit voulu. Leur nombre est variable selon les sources, car il se peut en effet que certains auteurs réunissent deux points en un seul, ou bien à l’inverse, divisent un point en deux.

Ainsi, le nombre de point pour chaque statut légal n’est pas absolu, mais le contenu est le même.


Les conditions préalables de la Salat.

  • Les conditions dites « shurut wujûb » :conditions d’éxigibilité :

Ce sont les conditions que le fidèle doit réunir pour que la Salât lui soit obligatoire. S’il ne les réunit pas, alors la Salât ne lui est pas obligatoire, et n’est pas valide, sauf pour le point n°1.

  1. Être pubère. Toutefois la Salât du non-pubère est valide si les conditions « shurut sihha » que l’on verra plus bas sont vérifiées.
  2. Être musulman, sinon invalide.
  3. Être doté de raisonsinon invalide.
  4. Lentrée du temps de la Salât, sinon invalide.
  5. L’absence d’écoulement sanguin pour la femme, sinon invalide.
  6. La présence d’eau, ou à défaut, de quoi faire le tayyamum, sinon invalide.
  • Les conditions dites « shurut sihha » :conditions de validité

Ce sont les conditions que le fidèle doit réunir pour que la Salât soit valide, en plus des conditions « shurut wujûb » 2 à 6. S’il ne les réunit pas, alors la Salât n’est pas valide. Et si une des ces conditions disparaît au cours de la pière, celle-ci est annulée.

  1. S’orienter vers la Ka’ba (il suffit d’être dans la bonne direction. Il n’est pas exigé une précision millimétrique)
  2. Se débarrasser des souillures sur le corps, les vêtements et le lieu de prière avec de l’eau pure
  3. La pureté rituelle  (voir ici ,ainsi que pour les souillures, l’eau pure)
  4. Couvrir sa nudité (voir ici)

Les piliers/obligations (wâjibs) de la Salat sont au nombre de 16 :

Ce sont les actes obligatoires constitutifs de la Salât. S’il en manque un, la Salât est nulle, bien qu’elle puisse être réparée en cas d’oubli involontaire, voir pour cela le chapitre des réparations et des oublis. 

  1. Formuler l’intention (en son for intérieur), en spécifiant la Salât et son caractère obligatoire ou Sunna (Dhor ou Asr, Witr ou Prière de la Fête ou Jumu’a etc.). L’oubli, volontaire ou involontaire, de ce pillier annule directement la Salât, sans possibilité de réparation.
  2. Le Takbir al Ihram (de sacralité) : Le 1er « Allahou Akbar » de la prière, qui marque l’entrée dans la Salat.  L’oubli, volontaire ou involontaire, de ce pillier annule directement la Salât, sans possibilité de réparation.
  3. Être debout lors de la prononciation du Takbir al Ihram
  4. La récitation de la Fatiha
  5. Être debout lors de cette récitation
  6. S’incliner
  7. Se relever de l’inclinaison
  8. Se prosterner (en posant le front et le nez par terre. Ne pas poser le front invalide la Salat.)
  9. Se relever de la prosternation
  10. Effectuer le Salam final en disant « As-Salamou`alaykum ». Attention à ne pas oublier la particule « As » ! Sinon, le Salam n’est pas valide, et la prière non plus.
  11. Être assis pour ce Salam
  12. Effectuer les piliers ci-dessus dans l’ordre indiqué
  13. Se tenir droit lors des positions debout et assises
  14. Marquer un temps d’arrêt minimum dans chaque position
  15. Prononcer le Takbir al Ihram et le Salam final pour celui qui est dirigé par l’Imam (points 2 et 10)
  16. Émettre l’intention d’être dirigé par l’Imam pour celui qui va être dirigé par l’Imam.

Le délaissement volontaire d’une obligation engendre la nullité de la Salat


Les Sunna très fortement recommandées (Sunnah Mukaadda) de la Salat sont au nombre de 8 :

Ce sont les actes fortement recommandés de la Salât. Les négliger peut, au mieux, réduire grandement la récompense de la Salât, et au pire, annuler la Salât. Si le fidèle en oublie involontairement, il est possible de réparer cela, voir le chapitre des réparations et des oublis.

  1. Réciter une sourate après la Fatiha (minimum un verset)
  2. Réciter cette sourate en étant debout
  3. Réciter cette sourate dans les deux premières rak3at seulement
  4. Réciter à voix haute les sourates d’Al-Subh et des 2 premières rak’at d’Al-Maghreb et d’Al-Isha et réciter à voix basse les sourates d’Al-Dhur, d’Al-Asr, la 3ème rak’at d’Al-Maghreb, et les 3ème et 4ème rak’at d’Al-Isha
  5. Les takbirs entre chaque changement de position (hormis le Takbir Al Ihram qui est un pillier comme vu au dessus)
  6. Réciter chacun des Tashhahud
  7. Se mettre en position assise pour les  Tashahhud
  8. Dire « Sami Allahou Li mane Hamida » lorsqu’on se relève de l’inclinaison (Celui qui est dirigé ne le prononcera pas)

Le délaissement volontaire d’une Sunnah, ou l’oubli de plus de 3 Sunnah peut engendrer la nullité de la Salat (Voir page sur les oublis et leur réparation : ici )


Les Sunnah Mukaadda moins appuyées de la Salat

Ce sont les Sunna fortement recommandées, mais moins appuyées de la Salât. Les délaisser volontairement ou involontairement réduit grandement la récompense, mais cela n’invalide jamais la Salât.

  1. Al Iqama
  2. La paume des mains, les orteils et les genoux en contact avec le sol
  3. Ecouter la récitation à haute voix de l’Imam pour celui qui est dirigé
  4. Répondre au Salam de l’Imam en face, et au Salam du fidèle à notre gauche s’il y’en a un.  (L’imam ou le prieur seul ne font que un Salam qui est le Salam final)
  5. Marquer un temps d’arrêt plus long que le minimum obligatoire  (wâjib n°14) pour chaque position afin d’être plus présent et concentré.
  6. La sutra : Objet non souillé que l’on place en face de soi avant que personne ne passe devant nous.
  7. Prononcer le Salâm final à voix haute
  8. Pour le  Tashahud,  réciter la formule rapportée par ‘Umar Ibn Al Khattab,  et demander la bénédiction sur le Prophète ()
  9. L’Adhan pour un groupe qui souhaite effectuer une Salat obligatoire et qui souhaite que d’autres se joignent à eux
  10. Le raccourcissement des Salat de 4 rak’at à 2 rak’at pour celui qui voyage sur une distance supérieure à 80.64 km

Les actes méritoires (mandûb) de la Salat :

Ce sont les actes méritoires de la Salât. Les délaisser réduit la récompense mais n’a pas d’influence sur la validité de la Salât.

  • Laisser pendre les bras le long du corps durant la station debout. (cependant l’avis le plus juste dans l’école malikite est de mettre la main droite sur la main gauche pendant la prière (al qabd)
  • Préciser dans son intention si la prière que nous allons effectuer est une prière faite dans son temps ikhtyâri ou après celui-ci,  ainsi que le nombre de rak’at
  • Lever les mains au moment du 1er takbir (mais pas pour les autres.)
  • Juste après ce takbir, descendre doucement les mains .
  • Après la Fatiha, lire une sourate entière, en choisissant une sourate plus longue dans la 1ère rak’at que pour la 2ème .
  • Lire la Fatiha à voix basse pendant que l’imam récite à voix basse
  • Lire les sourates en respectant l’ordre établi dans le Qour’an
  • En ce qui concerne les temps de lecture, et donc la longueur des sourates à lire:

– un temps relativement long lors des prières de Subh et Dhuhr

– un temps relativement court lors des prières de `Asr et Maghreb

– un temps intermédiaire lors de la prière de `Icha.

  • Dire Ameen après la Fatiha
  • Le prononcer à voix basse
  • Respecter une certaine distance entre les pieds lors de la station debout. (distance entre les deux épaules)
  • Poser les mains sur les genoux lors de l’inclinaison
  • Réciter la dou’a du Qûnut avant ou après l’inclinaison de la 2ème rak’at d’Al-Subh
  • Écarter les doigts lorsque les mains sont posées sur les genoux
  • Avoir le dos perpendiculaire pendant l’inclinaison
  • Avoir la tête au même niveau que le dos: ni abaissée, ni redressée.
  • Avoir les membres distant du corps pendant l’inclinaison et la prosternation.
  • La glorification pendant l’inclinaison (subhana rabbi al ‘adhim) et la prosternation (subhana rabbi al a’la).
  • Prononcer le takbir au début des mouvements
  • Attendre d’être complètement debout après un retour de prosternation pour prononcer le takbir

Cette liste est non-exhaustive, le nombre d’acte mandûb étant très grand.


Les actes déconseillés (makrûh) de la Salat

Ce sont les actes déconseillés de la Salât. Faire ces actes n’influe pas sur la validité de la Salât, mais en diminue la récompense

  • Réciter le Ta‘awwudh (a’ûdhu billâhi mina ash-sahytâni ar-rajîm)
  • Réciter la Basmala (Bismillahi ar-rahmâni ar-rahîm) avant de commencer la Fâtiha ou la Sourate (dans la prière obligatoire)
  • Réciter le Coran en position d’inclinaison ou de prosternation. (Sauf si, pour la prosternation uniquement, ces versets sont des Du’a, alors ce ne sera pas déconseillé)
  • Se prosterner sur son habit (manche, turban, bonnet) si il n’est pas épais. S’il est trop épais, cela invalide la Salât.

On rapporte de Mâlik dans la Mudawwana : pour celui qui prie avec son turban (‘amâma) : je préfére qu’il dévoile sur son front pour qu’une partie du front touche le sol (la terre) ; mais s’il se prosterne sans dévoiler sur son front : je déteste cela mais cela n’invalide pas la prière. Ibn habîb ajoute : si le volume est de deux couches (ta’sîbatayn) ou moins : il ne refera pas la prière (cela est détestable seulement) mais si le volume (qui fait obstacle au front) est trop épaix : il refera sa prière.

  • Se prosterner sur les manches ou que les mains soient à l’intérieur des manches dans la prosternation.
  • Porter quelque chose dans sa bouche ou dans ses manches pour une meilleure présence et concentration. (Si ce qui est dans la bouche empêche la prononciation, alors la prière est invalide, car un piler n’aura pas été respecté)
  • Trop penser et méditer
  • Al-‘abath: Toucher et agiter ses vêtements, sa montre, ses bracelets, sa barbe etc.
  • Tourner sa tête ou son corps (cependant, les pieds doivent rester en direction de la Qibla, sinon la Salât est annulée)
  • Les dou’a pendant la station debout où l’on récite la Fatiha ainsi que pendant l’inclinaison.
  • Tashbîk al-asâbi’ : Entrelacer les doigts: C’est à dire mettre les doigts d’une main entre les doigts de l’autre main.
  • farqa’at al-asâbi’ : Craquer ses doigts.
  • Fermer les yeux (sauf s’il a peur d’être perturbé par quelque chose dans sa prière).
  • At-takhassur : Poser les mains sur les côtés ou la taille.
  • Faire une Dou’a en langue non-arabe pour celui qui sait parler arabe

Ceci est une liste non-exhaustive.


Les actes qui annulent la Salat

Comme le titre l’indique, ce sont les actes qui annulent la Salât. Faire un de ces actes rend la Salât nulle et oblige le croyant à la refaire.

  • L’absence d’une des quatre conditions citées plus haut, même si cette condition disparaît au cours de la prière (par exemple, le prieur perd ses ablutions en pleine Salat)
  • Le fait de rajouter volontairement à la Salât plus d’actes que ce qui n’est demandé.
  • Concevoir l’intention (niyya) d’interrompre la Salât.
  • al-qahqaha : Le rire avec une voix

Le sourire léger est toléré

S’il est léger  et volontaire il est makrûh

S’il se fait beaucoup il rend la prière invalide

  • Vomir volontairement
  • Parler volontairement (en dehors des invocations et des corrections)
  • Pleurer à haute voix si la cause est mondaine.

Quant aux pleurs par crainte d’Allah, par dévotion (pour une cause divine), et aux gémissements (involontaires) (anîn) dus à une douleur (waja’): ils n’invalident pas la prière. Produire une voix involontaire (gémir = anîn) dûe à une douleur ne rend pas la prière invalide (si c’est peu).
Si les pleurs ou les gémissements se font par oubli (sahw) cela n’invalide pas la prière (sauf si c’est trop de choses).
Si cela se fait volontairement (ikhtiyâran) et à voix haute : la prière est invalide.

  • Corriger les versets du Coran de quelqu’un en dehors de l’Imâm qui dirige ou le guider dans sa récitation (Cela est assimilé à une prise de parole). Par contre corriger ou guider l’Imâm(notre Imâm qui nous dirige) dans sa récitation s’il a du mal n’invalide pas la prière.
  • Souffler volontairement (par la bouche).
  • Al-‘amal al-kathîr: faire beaucoup de choses qui ne font pas partie de la prière comme le fait de se déplacer : marcher ou trop bouger (de telle sorte que celui qui nous observe croira qu’on n’est pas dans la prière) sauf pour compléter un rang ou à cause d’un saignement nasal ou pour tuer ce qui peut nous nuire comme un scorpion ou une vipère ou un serpent (qui s’approchent de nous).
    Dans notre école, le fidèle peut marcher (maximum de deux rangs : sans compter celui où il était ni celui où il va être) pour aller compléter une faille dans un rang: (il ne le fera que quant il est en position debout ou inclinée…).
  • Dans les cas où on délaisse volontairement un pilier de la prière : la prière est à refaire.
    Pour le cas d’oubli (voir le cas de l’oubli des piliers)

Dans le cas où ne se rend compte de l’oubli du pilier (d’une Rak’at) que tout de suite après la fin de la prière (après le salâm) : on accomplira une Rak’at entière (de complément) avec seulement la Fâtiha (en commençant cette Rak’at par la takbîrat al-Ihrâm); ensuite on fera le sujûd al-qablî si la Rak’at où il y a eu l’omission fait partie des deux premières Rak’at ; ou le sujûd al-baa’dî si celle-ci fait partie des deux dernières.

Par contre : si un long temps passe avant qu’on fasse la Takbîrat al-ihrâm et qu’on corrige (en faisant la Rak’at de complément) : toute la prière sera à refaire. 

Quant à l’oubli de la Takbîrat al-ihrâm(pour commencer la prière) ou de la niyya (l’intention) : ils obligent de refaire toute la prière

  • Dans le cas où on fait une prière sans avoir fait celle qui l’avait précédée : cette prière est à refaire (après avoir effectué la précédente).

– Exemple : celui qui fait ‘Asr puis se rappelle qu’il n’avait pas fait Dhuhr, il fera le Dhuhr et lui est recommandé de refaire le ‘Asr si son temps n’est pas fini (si son temps est fini il ne le refera pas : il est considéré valide). Car en effet ce respect de l’ordre est une condition de validité de la prière  sauf si ce non respect de l’ordre était dû à un oubli. Si cela est fait volontairement : là il lui est obligatoire de refaire cette deuxième prière même si son temps est fini.

– Celui qui a plus de 5 prières obligatoires à rattraper n’est pas concerné par le devoir de respect de l’ordre des prières à rattraper avec la courante. Il sera recommandé de prier sa prière présente puis de rattraper ensuite les prières manquées  ; mais si le temps de la présente risque de sortir : là il est obligatoire de commencer par accomplir la présente. Il rattrapera évidemment ses prières manquées dans leur ordre.

– Celui qui a oublié une prière obligatoire et qu’il ne s’en rappelle que lorsqu’il était en prière derrière l’Imâm: continuera sa prière avec l’Imâm jusqu’à la fin: puis fera la prière qu’il a oublié et il refera (de préférence) la prière qu’il a déjà faite avec l’Imam (si son temps n’est pas fini). Si son temps est fini il ne la refera pas.

  • Quand on ajoute volontairement dans la prière une inclinaison (rukû‘) ou une prosternation (sujûd) qui n’est pas de la prière (sauf la prosternation suite à la lecture d’un verset impliquant une prosternation : dite : « sujûd at-tilâwa »: il est à noter que chez les malikites il est détestable de lire volontairement avec un verset de prosternation dans une prière obligatoire).
  • Le fait de s’asseoir volontairement pour faire le Tashahud à la fin d’une rak’at alors qu’il n’a pas à être fait à ce moment. (En général après la 1ère et la 3ème rak’at, exception faite pour le Maghreb)
  • Perte de conscience.
  • Le fait de manger ou boire (volontairement) : par contre, si cela est involontaire (par oubli) et si c’est peu de choses, il faut réparer la prière par le sujûd al-ba’dî.
  • Si on oublie trois sunna ou plus, et on ne fait pas de réparation (par le sujûd al-qablî ou le sujûd al-ba’dî (de suite) en cas d’oubli du sujûd al-qablî), la prière est invalide : il faut la refaire.

Il ne faut pas qu’un certain temps s’écoule : exemple, si on sort de la mosquée en oubliant de faire le « sujûd al-ba ‘adî » qui remplace le « sujûd al-qablî » : la prière est à refaire.

  • Si la personne fait le sujûd al-qabli pour l’oubli d’un Mustahabb ou d’une sunna légére ou d’un mandûb dans la prière. (Car ce serait rajouter volontairement deux prosternations avant le Salam alors que rien ne l’exige)
  • Le fait d’ajouter, même involontairement, le même nombre de rak‘at (d’unités) que celles qui composent la prière, en plus de la prière (prier 4 rak’at pour Subh, 8 pour Dhur/Asr/Isha, ou 6 pour Maghreb). Quant à rajouter volontairement une rak’at, ceci annule la prière.

Notes :

  • Il ne faut pas faire la prière alors qu’on repousse (se retient de) l’urine, les féces (Ghâit) ou le vent (rîh’’) : il faudra se soulager correctement avant, puis faire les ablutions et la prière. Ceci permet d’être présent dans la prière et de l’accomplir comme elle se doit.
  • Celui qui a oublié une prière obligatoire et qu’il ne s’en rappelle que lorsqu’il était en prière obligatoire seul ou en étant Imam

S’il s’en rappelle avant de terminer la première Rak’at: il coupera obligatoirement cette prière et fera celle d’avant qu’il avait oublié puis la suivante.

Si il s’en rappelle après la fin de la première Rak’at, il fera (de préférence) une deuxième Rak’at et fera le salâm (elle sera ainsi considéré comme une Nâfila): ensuite il fera la prière obligatoire oubliée et celle qui la suit (la présente).

Si il s’en rappelle après la deuxième Rak’at (pour une prière obligatoire qui fait deux Rak’at ou trois) ou après la troisième rak’at (pour une prière obligatoire qui fait 4 Rak’at), là il terminera cette prière: ensuite il fera la prière obligatoire oubliée et il lui est préférable (mandûb) de refaire la prière présente(celle qu’il a fait) (si son temps est passé il ne la refera pas).

  • Si vous êtes entrain de faire une Nâfila et vous vous rappelez que vous avez à faire une prière obligatoire à rattraper: si cette Nâfila n’est pas entamée:vous coupez et vous faites de suite la prière obligatoire. Si vous avez entamé dèjà une rak’at de cette Nâfila vous faites une deuxième et le salam et vous faites la prière obligatoire à rattraper
  • Si il se rappelle de l’oubli d’une prière obligatoire alors qu’il est entrain de faire une Nafila et qu’il a peur de rater le temps de la prière obligatoire et qu’il n’a pas fini une Rak’at de cette Nâfila: là il coupe cette Nâfila et fait la prière obligatoire oubliée de suite.

Sources :

« Al Murshid Al Mu’în ‘alâ Al Darûrî min ‘ulûm ad-Dîn » d’Ibn ‘Âshir. Traduit, annoté et commenté par, Tarik Bengarai aux éditions Iqra.

Consulter la version en ligne :

http://www.doctrine-malikite.fr/Les-obligationsSunanes-et-Mandub-de-la-priere-selon-Ibn-ashir_r48.html

http://www.doctrine-malikite.fr/Ce-qui-rend-la-priere-invalide_r52.html

http://www.doctrine-malikite.fr/Choses-detestables-dans-la-priere_r83.html

 

 

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